.
{acf_vo_headline}

Michel, Jocelyne et leur fille Amélie Brien sont les propriétaires de la ferme Mylixy à Racine, acquise en 2000. Ils y cultivent les champs et élèvent un troupeau laitier d’environ 170 vaches, dont 90 en lactation.

La ferme s’étend sur 500 acres, partagés entre terres cultivées et forêt, avec 100 acres supplémentaires en location. Les cultures sont principalement des prairies, avec 70 acres de maïs pour nourrir le troupeau.

Le cheptel est composé de vaches Jersey et Holstein : les Jersey produisent un lait plus gras en plus petite quantité, tandis que les Holstein offrent un plus grand volume, mais moins riche. L’assemblage des deux donne un lait de très grande qualité, plusieurs fois primé.

Chaque semaine, ce lait est livré à la fromagerie Nouvelle France du village pour la fabrication de fromages en grains et affinés.

Un pas à la fois vers moins d’émissions

La ferme Mylixy accorde une grande importance à l’environnement. Elle participe aux programmes Ferme Durable et Agriclimat, qui visent à comptabiliser les émissions de carbone et à améliorer les pratiques agricoles. Michel et Amélie s’intéressent particulièrement aux calculs exigés par ces programmes, qui prennent en compte divers facteurs comme l’usage des terres et l’alimentation des animaux, car ils y voient un outil concret pour rendre leur ferme plus durable.

Nous sentons un grand désir de la part d’Amélie et Michel de suivre les nouveautés et les projets innovateurs afin de diminuer les impacts environnementaux liés à leur activité. Il sera fort intéressant de voir les initiatives qu’ils mettront en place au cours des prochaines années sur leur ferme.

Bien-être animal et réduction des GES

Pour réduire son impact environnemental, la ferme Mylixy prolonge la période de production laitière des vaches de quatre à six ans. Cette approche est rendue possible grâce à des améliorations au confort animal, notamment par le réaménagement des couchettes et la modernisation de la ventilation. En augmentant la longévité productive des vaches, la ferme diminue le besoin de renouvellement du troupeau, ce qui contribue à réduire les émissions de gaz à effet de serre associées à l’élevage.

Alimentation animale, économie circulaire et réduction des GES

La ferme valorise également des rejets de l’industrie alimentaire pour nourrir les animaux, détournant ainsi une quantité importante de nourriture de l’enfouissement. De plus, des enzymes sont ajoutées à la ration afin d’améliorer la digestion des vaches, ce qui réduit la production de méthane — un gaz à effet de serre particulièrement puissant — tout en favorisant leur santé globale.

Pratiques culturales durables et GES

La ferme Mylixy adopte plusieurs pratiques agricoles respectueuses de l’environnement. Elle utilise du maïs non enrobé d’insecticide, ce qui demande une meilleure planification, mais contribue à préserver les pollinisateurs, notamment les abeilles. De plus, des cultures intercalaires de trèfle et de ray-grass sont implantées entre les rangs de maïs, ce qui permet d’enrichir les sols et de prévenir l’érosion. Enfin, les épandages de purin sont réalisés au moment le plus approprié au printemps afin de limiter la pollution de l’eau et les pertes en azote, un gaz à effet de serre.

À lire également :

2 commentaires

  • Nous sommes fiers de cette ferme familiale dans notre milieu. Bravo et continuer votre travail colossal et tellement nécessaire à notre mieux être et mieux nourris.

  • Bravo! Félicitations!
    Sachant un peu les grandes exigences en énergie et en argent , Vous avez toute mon admiration pour votre grande conscience environnementale!

    ♥️Vous êtes des modèles de producteurs agricoles et devriez donner des formations! Merci!

Les commentaires sont fermés.

Oui SVP, inscrivez-moi à l'infolettre du Val-Ouest pour recevoir un lien vers les nouveaux articles chaque semaine!

À lire aussi